Chailland : une campagne et un bourg de caractère.

Chailland : un pays escarpé marqué par un promontoire propice au refuge ; une rivière génératrice d'énergie, une forêt pourvoyeuse de bois. En résumé, un territoire qui dispose depuis des millénaires de tous les atouts pour accueillir des êtres de caractère.

Destins mêlés du bourg et de la campagne

Il y a  environ 5000 ans des hommes vécurent à Coagland (Chailland) ; à Clivoy où l'on découvrit 3 haches de pierre polie et où se dresse encore un menhir ; à la Gigoulais on exhuma 18 hachettes de bronze. A moins de cent mètres de ce hameau, un éperon rocheux barré d'un rempart pourrait avoir constitué dès cette époque un lieu de refuge. Quelques toponymes antiques rappellent que l'on continua d'y vivre à l'époque gallo-romaine.
Des fragments de céramique attestent d'une occupation des hauts de la Gigoulais au Moyen Age. Le groupe qui y vivait n'était pas isolé, en effet à l'emplacement de la Chapelle de l'Habit (à 3kms au N.O.)aurait été établit au VIème siècle un ermitage du aux disciples de Saint Martin de Vertou ; après avoir été détruit par les Normands il aurait été restauré par un certain Aubert en 922 ; La Chapelle de l'Habit dédiée à Saint Barthélémy a été reconstruite en 1786.


Avec plus de certitudes, le premier seigneur du lieu, Geoffroy  de Chailland apparaît en 1075. Et c'est probablement après cette date que le bourg prit forme autour de l'église romane. La seigneurie de Chailland avait dans le bourg domaine, moulin et manoir. La famille de Chailland l'habita jusqu'au XVème siècle avant qu'elle ne passât en d'autres mains.

La forêt, le fer et le lin

Au moyen age, la forêt de Mayenne fournissait le bois nécessaire aux couvertures de bardeaux des toitures. Du XVI ème au XIXème siècle elle livra aux forges de Chailland  le charbon de bois correspondant annuellement à une coupe de 100 hectares. L'exploitation des Forges enrichit longtemps ses propriétaires successifs ;François de Lorraine en donne bail le 8 juin 1550, Les Fontenailles ,seigneur d'Aubert puis  le Cardinal de Mazarin qui les acquit en 1657 , les forges restèrent une dépendance du duché de Mayenne  jusqu'à un échange effectué par la Duchesse de Durfort avec Monsieur Martin-Abraham Holterman, qui lui-même les céda en 1834  au marquis de Chavagnac. Le déclin s'amorça dès le début de la révolution industrielle.


Le textile, d'autre part, n'a sans doute profité qu'à une petite partie de la population en raison de la métallurgie locale. Le cahier de doléances de 1789 évoque l'activité : "les toiles ne parviennent au négociant en gros qu'après que la matière première a été mis en oeuvre par différentes mains, qui, outre le prix de leur travail, ont fait un profit dessus. Le laboureur, après avoir cueilli son lin et mis à part sa provision vend le surplus à celui qui n'en a pas ; l'un et l'autre le préparent pour être filé par leur femme et leurs enfants ; le fil est ensuite vendu au fabricant qui, l'ayant mis en oeuvre, vend la toile au négociant". En 1862 malgré la crise mayennaise, on recensait encore 42 tisserands à Chailland.

 

Sites carateristiques

L'église de Chailland

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Belle construction du XIX ème siècle  de style néo-roman, due au talent de Monsieur HAWKE. A l'intérieur de l'édifice, le granit sert de support à la pierre blanche des colonnettes et des ornements des plus légers des étages supérieurs ; Il est éclairé par des verrières exécutées par Monsieur Alléaume de Laval. A l'extérieur la tour forme un portique ouvert où aboutissent les deux escaliers.

 

La Forge

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L'un des plus beaux sites de la région de Chailland se trouve à la Forge que l'on découvre à 2 kms au Nord-ouest de la localité, en bordure de la forêt de Mayenne. A la Forge, la présence d'un établissement industriel important, le second dans le Bas-Maine, a pendant prés de trois siècles marqué l'histoire de Chailland. La fondation de cette forge date du 8 juin 1550, date à la quelle François de Lorraine, seigneur de Mayenne, en donnait le bail. Cette forge a pu être précédée par une plus ancienne forge à bras. Elle appartenait à la famille de Fontenailles, dont les membres se titraient seigneur d'Aubert.
La forge utilisait le bois de la forêt de Mayenne comme combustible et la force motrice de la rivière, le minerai provenant principalement de la Fleurardière, des Rondellières et du Champ-Bouget, des hameaux qui appartiennent au Bourgneuf la Forêt. Un des membres de la famille d'Aubert, Ambroise de Fontenailles, vendit la forge, la fenderie (lieu où l'on fendait le fer), la forêt et le domaine au Cardinal de Mazarin, le 29 septembre 1657. A compter de cette date, elle resta une dépendance du duché de Mayenne. Elle ne manquait ni d'eau ni de bois, écrivait-on en 1680, mais le minerai était rare dans le voisinage et on devait aller le chercher surtout au Bourgneuf-la-Forêt.


Au  XVIIIème siècle, cette forge produisait 800.000 livres de « fer cassant ou ployant ». La fonte s'ajoutait dans une proportion notable à cette production. Le fer ouvré décuplait quelquefois de prix.

A l'aube de la Révolution, la production était sensiblement la même, le service de la forge occupait 500 ouvriers et 400 chevaux et mulets. Puis la Révolution menaça, en 1794 de ruiner cette industrie, le prix du quintal variant de 35 à 46 francs suivant les espèces. La forge fut d'ailleurs occupée, le 22 prairial an II, par le comité de salut public qui l'utilisait pour la fonte des canons ; les voituriers se virent dans l'obligation de continuer le travail sans exiger de salaire supérieur à celui fixé par la loi.


Au siècle dernier, en 1834, le marquis de Chavagnac acheta la forge, la forêt et les domaines alentours pour 1 400 000 francs. La production était alors de 600 tonnes ; dix ans plus tard elle descendait 400 tonnes et 600 tonnes de fonte moulée. Le traité de Libre-Echange, avec la Grande-Bretagne, amena peu à peu le déclin et la disparition de la forge vers 1863. En dix ans Chailland devait perdre 820 habitants.

De nos jours, la grande maison des ouvriers restaurée, habitée, quelques ruines, le Haut Fourneau, le lit canalisé de la rivière un barrage demeurent les témoins d'une industrie active et productrice. Parmi les témoignages d'une époque révolue (le premier produit de la forge fut coulé en 1550), les innombrables plaques de cheminées, les taques qui portent les armoiries d'un bon nombre de familles mayennaises, celle de François de Laval, évêque de Dol immortalisent les spécialités de la forge de Chailland.

 

Le Château de la Forge

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A quelques pas de la Forge, le château moderne du même nom s'élève sur l'emplacement de l'ancien manoir d'Aubert, dans une situation magnifique. Il domine la vallée profonde et accidentée de l'Ernée, à la lisière de la forêt de Mayenne. La chapelle qui remplace l'ancienne fondation de Saint-Jean d'Aubert est  un élégant édifice roman. Ses vitraux ont été peints par Ottin de Paris en 1878.

 

La Chapelle de l'Habit

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La chapelle de l'Habit, à six kilomètres au nord-est de Chailland, s'élève au fond d'un vallon, dans une clairière de la forêt de Mayenne où serpente l'Habit, un modeste affluent de l'Ernée. Le petit chemin qui mène à ce sanctuaire serait, dit-on, un chemin « Montois » emprunté par les pèlerins qui se rendaient au Mont-Saint-Michel ; le petit prieuré de l'Habit leur servait de relais et d'abri en pleine forêt.


Dans la région, cet édifice également désigné sous le nom de Saint-Barthélémy ou de « Saint Rifflard », « Habitus Bartholomei » en est l'appellation la plus ancienne. On la découvre en 1158 et elle peut se traduire par « l'Habitation de Barthélémy » Barthélémy fut sans doute un des premiers solitaires de l'ancien ermitage fréquenté, vers le VI ème siècle, par les disciple de « Saint Jouin de Marnes ». Les seigneurs de Mayenne ont prétendu être les fondateurs du petit prieuré bénédictin qui remplaça l'antique ermitage ruiné au cours des diverses invasions de cette période troublée de l'histoire. Une charte d'Aubert de Mayenne, datée de 922, donnait l'ermitage de Saint-Barthélémy en forêt de Mayenne, aux religieux de Saint-Jouin de Marnes « avec tous les droits de sépultures, de dîmes et d'offrandes.... » cette charte, reconnue fausse par la suite, fut fabriquée au cours du XII ème siècle mais à  cette époque, on commence à trouver l'expression « Saint Barthélémy de l'Habit ».


Saint Martin a été le premier patron de l'endroit. Mais ce n'est seulement qu'au prieuré que l'on doit appliquer cette mention, lue dans une confirmation des possessions de Saint Jouin de Marnes par le pape Alexandre III en 1179 : « Ecclesiam sancti Martini quae est foresta meduanae... ».

La légende nous raconte : « Juhel le Breton, le bon seigneur de Mayenne, chassant dans sa forêt s'arrêta aux Bîttes pour dîner. Pendant le repas, entra un mendiant demandant la permission de couper du bois. Va ,dis le seigneur, je te permets d'en couper mais seulement le temps que j'achève de dîner, et avec ton couteau. Le festin continue, les rires et les chansons se prolongent ; tout à coup un serviteur rentre effaré : Messire, Accourez, si vous tardez votre forêt n'existera plus ». Bien des perches étaient tombées sous le couteau du mendiant, au loin jusqu'où l'oeil pouvait voir la forêt dévastée...
Mendiant, qui donc es-tu, demanda Juhel ? Je suis Rifflard, le serviteur de Dieu et, au même instant, une vive lumière entoure sa tête d'une auréole éclatante. Ce que voyant pour obéir à la volonté divine, le seigneur donna toute l'étendue de bois défrichée à Rifflard qui y fonda un couvent ».

 

Au fil des siècles, le prieuré comptant parmi les bénéfices de l'abbaye SaInt-Jouin de Marnes, au moins depuis le XVII ème siècle ; il connut de nombreux abbés. Il se rappelle d'Hugo Habitu Bartholoméi, son premier prieur connu, qui fut témoin d'un accord passé entre les religieux de Saint Jouin et ceux de la Roë, en 1158, de Jean-Baptiste de Hercé qui fit reconstruire à ses frais la chapelle ruinée et de Julien César de Hercé, son dernier prieur en 1785. Julien César de Hercé fut chanoine de Nantes en 1765 puis vicaire général, après la nomination de son frère à l'évêché de Dol. Il obtint du Roi l'abbaye de Bonnefontaines en 1778 puis fut déporté en Espagne. Il décéda subitement dans le bourg de Châlons-du-Maine, en revenant à la Roche-Pichemer, le 30 septembre 1811.

 

La première pierre de la chapelle fut posée le 6 juin 1786 ; Monsieur Tellot de Laval la reconstruisit en utilisant des pierres de grande dimension qui provenaient des trois corps de bâtiments qui composaient jadis le prieuré. Une autre pierre, sculptée aux armes de Hercé, fut mutilée pendant la Révolution. On vendit la chapelle et ses dépendances comme biens nationaux, pour 5350 livres, le 25 mai 1792. En 1895 elle servait de grange. Restaurée par les soins de la famille de Chavagnac, rendue au culte le 18 octobre 1899, elle est consacrée à Saint Barthélémy apôtre qui est mort écorché vif.

 

L'édifice abrite les statues de Saint Barthélémy et de Saint Rifflard. En effet dans notre région, saint Barthélémy est appelé saint Rifflard en raison de sa réputation de guérir les maladies de peau ou « riffle ».

 

Cette croyance populaire est profondément enracinée. La statue de Saint Rifflard est couverte d'ex-voto ; un mouchoir, un bonnet, un gant, et cetera que l'on vient offrir au saint. Pour lui demander la guérison de telle maladie de peau, il est conseillé de lui écrire le « voeu sollicité sur un petit bout de papier». Malheureusement les statues ont été volées récemment.

 

Villeneuve

Fief mouvant de Montenay, Villeneuve jouissait du droit de ban, de sépulture et de litre dans l'église de Chailland. En 1706, c e domaine se composait du château, de deux métairies, de taillis et d'un grand bois de haute futaie. Au fil des siècles il a appartenu aux familles Villeneuve, d'Orcisse et de Meaulnes.
Ses forges, en pleine activité au XVIII ème siècle, ont remplacé celles d'Andouillé ; Elles appartenaient aux seigneurs de Mayenne. Les bâtiments et les machines existaient encore en 1882. La demeure actuelle présente deux corps de logis inégaux et non symétriques reliés entre eux par un puissant pavillon de deux étages.

 

Clivoy

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A deux kilomètres au sud de Chailland, Clivoy compose un site inoubliable avec son ancien moulin, le barrage et la passerelle (au dessus d'un gué) et la vue sur le château qui se dresse à flanc de colline, sur les blocs de grès gigantesques.
A quelques pas du moulin, le menhir de Clivoy le seul mégalithe de la commune de Chailland, dresse ses trois mètres de hauteur dans la prairie, en bordure de route.
Là-haut, sur la pente abrupte du coteau, le château de Clivoy a fière allure. La vallée de l'Ernée sur le flanc de laquelle il est édifié, a pu fournir étymologie Clivus, Cliviacus. En cet endroit un châtelet, appelée Queveium, était élevé sur ces blocs dès le XI ème siècle.
En 1756, le fief de Clivoy englobait  le château, le domaine, la métairie du Boisgelin, de Marthelet, de la Jamelinière, les fiefs de la Trinité, de la Chassebouverie, la Petite-Bignonnière, le Coudray, la Petite-Roche, le Breil, la Hamelinaie, la Primaudiére et la Taille. La chapelle de la Trinité dépendait du domaine.

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La Forêt de Mayenne

La Forêt occupe le synclinal primaire de Mayenne qui est le diverticule nord du grand synclinal de Laval-Sablé.
Elle s'étend sur environ 3470 hectares et relève de plusieurs communes, Chailland, Saint   Germain, la Bigottière,Placé, Saint Georges Buttavent, Chatillon Vautorte, Montenay.
En 1817 elle » contenait 3474 hectares5ares,70 centiares ou 5751 arpents 75 perches, mesure d'ordonnance, et divisées en 18 coupes réglées, plantée principalement en essence de chêne, bois taillis, garni de vieilles écorces, pères arbres de 60 ans, de 40 ans et baliveaux d'âge »
Depuis le 16 ème siècle on prédit la ruine prochaine du massif. C'est bien la diversité de la forêt qui la rend pérenne, et entre autres lui permettra au travers des âges de fournir du charbon de bois aux forges. La forêt a toujours été exploitée normalement sauf lors des deux dernières guerres où les coupes furent  sévères. Le sol porte les mêmes essences qu'il y a quatre cent ans et surtout ne s'est pas degradé. On peut penser que l'idée du Duc de Mantoue, prédécesseur du Cardinal de Mazarin en 1550 d'y implanter du résineux aurait eu des conséquences par acidification du sol. La forêt est traversée dans sa plus grande longueur
par la route qui conduit de Mayenne à la forge de Chailland, et croise au Pilet la route allant de Vautorte à Placé.

Depuis le XVI ème siècle la Forêt de Mayenne appartint à différents propriétaires :
Le Duc de Mantoue qui la vendit entre autres territoires le 30 mai 1654 au Cardinal de Mazarin, elle vint par héritage à Hortense Mancini l'une des nièces de Mazarin et échoua encore par héritage à la Dame Louise-Félicité-Victoire d'Aumont, duchesse de Mazarin et de Mayenne, qui l'échangeât pour des immeubles de la rue Le Pelletier à Paris à Monsieur  Martin-Abraham Holterman le 22 mai 1817.Celui-ci, entre autres choses, modernisa la forge de Chailland, puis la céda à Gabriel-Georges marquis de Chavagnac le 15 mai 1834 .

Afin de faciliter l'accès à la forge de Chailland vers Mayenne, la duchesse d'Aumont résolut , 1772 : de faire une route en ligne droite, partant du chemin de la forêt de Mayenne, à la forge de Chailland et allant gagner la route royale, alors nouvellement percée, de Mayenne à Ernée.

Lors de la transaction de 1817 d'autres biens fonciers furent aussi échangés :
La forge de Chailland
Comportant l'habitation du maître de forge, le " tour de la place,un fourneau pour fonte de la mine animés par deux soufflets mis en action par une roue et ses virants, que fait tourner l'eau de la rivière d'Ernée,une usine attenant à la grande halle à charbon, couverte en ardoises et bâtie en pierres, dans laquelle sont deux affineries, le grand marteau et la chaufferie, que font travailler quatre roues tournant par l'eau de la rivière d'Ernée ; à l'est et en aval de la forge, la fenderie qui consiste en un bâtiment servant d'habitation au maître fendeur ; le dit bâtiment bâti en pierres, et couvert en bardeaux ; En un bâtiment où sont le four ou cheminée à chauffer le fer destiné à être fendu ; la mécanique de la fenderie, mise en mouvement  par deux roues adossées en opposition aux deux cotés du bâtiment et que font tourner les eaux de la rivière d'Ernée après avoir servi aux opérations de l'usine, et un bâtiment servant de boutique et de magasin au maître fendeur ; le tout couvert en bardeaux, bâti en pierre."



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" Une autre forge, dans la même commune de Chailland, dite la forge de Villeneuve, consistant seulement en un bâtiment bâti en pierre, couvert en ardoises, où se trouve un fourneau à fondre la mine, activé par deux soufflets que font mouvoir une roue à pot, et les virants qui tournent par les eaux du ruisseau de Villeneuve contenues dans un étang ; trois halles à charbon ; un corps de logis pouvant servir d'habitation à six ouvriers ; le tout bâti en pierres, mais couvert en bardeaux."

 

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"Le moulin d'Aubert, situé sur la commune de Chailland, près la fenderie consistant en une cage où est le tournant, mis en action par la roue qui est sur la rivière d'Ernée ; une maison, grenier au-dessus, toits à porcs, jardin, un pré pouvant rapporter deux mille cinq cents de foin et environ quatre journaux de friche ou deux hectares onze ares quatre centiares."


"Le Moulin de Villeneuve, aussi en la commune de Chailland, situé sur le ruisseau au dessus de la réserve de la forge, ayant cage où est le tournant sur le ruisseau, maison grenier dessus, écurie, toit à porcs, jardin de 24 perches ou 15 ares 83 centiares, pièce de terre d'environ un journal trois quart."


"La métairie d'Aubert, en Chailland, sous-affermée à Michel Cosme, ayant maison avec grenier, four, fournil, grange, étable, écurie, toit à porcs, le tout bâti en pierres et couvert en bardeaux, jardin, cour pré, aire,, de la contenance de 40 cordes ou demi-journal ou 26 ares 38 centiares et, en outre, 63 journaux de terres en vingt pièces ou 33 hectares 23 centiares 94 centiares."


« La métairie de l'Hirondelle, aussi en Chailland, sous affermée à Pierre Cosme, ayant maison, grenier au-dessus, cellier, étable, écurie, grange, toit à porcs, four et fournil, bâti en pierre, couvert en bardeaux, jardin attenant et châtaigneraie d'environ 3 journaux ou 1 hectares 58 ares 28 centiares et, en outre, 50 journaux en 12 pièces ou 26 hectares 38 ares5 centiares ».


« La métairie du Breil, sous-affermée à Michel Darbri, aussi en Chailland, ayant maison grenier, cellier, étable, écuries, grange toit à porcs, four et fournil, bâti en pierre et couvert en bardeaux, cour, aire , verger de la contenance d'un journal ou 52 ares 76 centiares et, en outre, 55 journaux en 17 pièces ou 29 hectares 1 are 85 centiares ».


« La closerie d'Aubert, en Chailland, sous-affermée à Louis Millet, ayant maison, cellier, grenier au-dessus, étable, four, fournil, toits à porcs, bâti en pierres et couvert en bardeaux, jardin,  verger, de la contenance de 20 cordes ou 13 ares 19 centiares et, en outre, environ 17 journaux en 14 pièces ou 8 hectares 96 ares 94 centiares ».


« La closerie de la Beurelière, en Chailland, exploitée par le maître des forges, ayant deux maisons, une étable, deux toits à porcs, four et fournil, le tout bâti en pierres, couvert en bardeaux, cour, jardin d'environ 30 cordes ou 19 ares 78 centiares et , en outre,  14 journaux en 13 pièces ou 7 hectares 38 ares 65 centiares ».


« La closerie de Bossuet, ayant maison couverte en bardeaux et 8 journaux de terre ou 4 hectares 22 ares 8 centiares, exploitées par le maître de forges ».


« Une maison, dite la maison d'Aubert, située en la commune de Chailland, près de la Closerie d'Aubert, ayant deux chambres, grenier au dessus, cave au dessous, cellier, cour, jardin d'environ 20 cordes ou 13 ares 19 centiares ; cette maison servant de logement au chapelain de la forge ».


« La lande de Montermanger, en Chailland, terre labourable en partie et pré,devant contenir
45 journaux ou 23 hectares74 ares 24 centiares ».


« La maison de Lassy occupée par Michel Vincent, garde, située en Chailland, ayant chambre et cabinet à coté, grenier au dessus, étable, toit à porcs, four, fournil, jardin d'un demi journal ou 26 ares 38 centiares, pré contenant un journal ou 26 ares 38 centiares, pré contenant un journal et demi ou 79 ares 14 centiares, et la vallée de la Ménardière, situé en Montenay, contenant 72 perches ou 47 ares 48 centiares ».


« La maison de garde sise en Bel-Air, commune de Chailland, occupée par Rouannel, ayant chambre, grenier au dessus, four et fournil, étable, un jardin d'un demi journal ou 26 ares 38 centiares, un pâtis de pré de 10 cordes ou 10 ares 59 centiares, et de deux journaux de terres labourable ou 1 hectare 5 ares 52 centiares ».

Mais aussi « Le Moulin des Fontaines commune de saint Georges sous-loué à René Vaugeois,
La roue est mise en mouvement par l'eau sortant de l'étang de Pouriette,
« L'étang de Pouriette, situé en Placé, faisant golfe à l'orient de la forêt pouvant contenir 40 ou 50 arpents ou 21 hectares 85 ares 29 centiares, dont les eaux sont retenues par une porte-chaussée et trois vannes en décharge,
« La prairie de l'Artoire située en Vautorte qui forme la quinzième coupe,... »
« La maison et le pré de la Tuillerie en Vautorte.... »
« La maison du garde au triage de la Melletiére, située en Chatillon, occupée par Liénard , garde....
« La maison du garde du Gué du Maine, située en Vautorte, occupée par Michel Gourier,
« La maison du garde, appelée la Braudière, en Placé,
« La maison d'un garde, située prés de la métairie ou château de l'Angrumière, en Saint Georges, occupée par Ladouceur, garde,
« Le pré au Ségrier, en Chatillon, contenant 6 journaux de mauvaise landes et affermé à Michel Laigre,
« Une friche appelée la Montre, située en Placé exploitée par Gaudin,
« Un bois appelé la Bourdonnaie, en Saint-Georges tenant à la forêt de Mayenne contenant
411 arpents ou 248 hectares 24 ares 40 centiares ; ce bois a été exploité en totalité en 1814 et 1815 et n'a par conséquent que deux ou trois bourgeons,
« Un bois appelé Géhard, situé commune de Chatillon composé de 5O arpents ou 30 hectares 20 ares ou environ, est entouré de haies, et a été exploité en même temps que le bois de la Bourdonnaie et n'a par conséquent que deux feuilles..... »

 

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